Daniel Nadaud

Plasticien

L'exposition à Lasécu

  • Exposition SERIGRAPHIES / Alain Buyse dans le cadre des Journées européennes du patrimoine - Septembre 2012

L'artiste

Daniel Nadaud naît à Paris le 6 décembre 1942, au milieu de la seconde guerre mondiale.
Six ans plus tard, bien obligé, il fréquente l’école primaire, sans s’ y sentir à l’aise comme un poisson dans l’eau ! Piètre souvenir qu’effacera miraculeusement le collège…
Notre rêveur hésitera alors, entre un avenir d’explorateur ou d’artiste ?
Plus rompu à la lecture des aventures qu’à leur pratique, notre égaré choisira la peinture, sous l’influence curieusement conjuguée d’Auguste Renoir et Max Ernst, l’un et l’autre rencontrés dans des livres !
Il tentera donc d’étudier en ce sens et fréquentera avec déception, deux institutions parisiennes spécialisées, en principe, dans l’approche des matières artistiques. Et puis la vie de tous les jours l’obligera à pratiquer de petits métiers, nourrissant à la fois le bonhomme et sa manie de peindre, fort envahissante.
À trente-deux ans, il montrera pour la première fois des gouaches, chez Lucien Durand, à Paris, cette galerie l’exposera sept fois en quatorze ans ! D’abord par une suite de paysages de banlieue additionnés de cageots charmants ; sujets, qui du jouet aux déchets domestiques et écoliers finiront par se clorent sur des toiles circulaires envahies par des fruits pourrissants.
En 1982-83, la peinture, la sienne, lui semblera suspect, il décidera d’y échapper, de briser le châssis, de peindre sur d’autres horizons, et puis de ne plus peindre.
Pour construire dans l’espace avec les matériaux de ses cueillettes, issues de la rue, des puces et des champs, une suite d’objets, absurdement titrés qui parodient des instants perdus ou dissimulent des souvenirs intimes.
En 1985 il illustrera son premier livre, d’autres suivront, sous des formes diverses, en collaboration étroite avec des éditeurs. Parallèlement, il pratique la lithographie dans son atelier afin de concevoir et réaliser à sa guise, de minces ouvrages (le doigt dans l’oeil jusqu’au coude) dont certains se veulent critiques, mordants… Leur tirage oscille entre 11 et 27 exemplaires maximum.
En 1987, à sa grande surprise, il devient enseignant à l’école régionale des beaux-arts de Nantes.
Le monde agricole omniprésent, l’Histoire bien réelle, plus des fragments d’enfance, constituent la colonne vertébrale de ses projets. Ensemble qu’il nomme « La Gricole » avec la complicité de Pierre Giquel.
Au cours des ans les constructions s’accumulent, l’atelier déborde, il doit partager son temps entre le Pré Saint-Gervais et la Mayenne. Entêté, il considère toujours le travail de l’homme par l’entremise des outils qui le définissent.
Il s’attache particulièrement à ceux qu’on jette ; à l’image de ces êtres, bien vivants que l’on déclare inutile. En 2000, au parc de la Courneuve, il suspend 150 clarines aux mailles d’un filet de pêche, celles-ci tintinnabulent sous la pression du vent.
Notre sonneur construit la première ébauche d’un instrument rustique, qu’il modifie à chaque occasion et enrichit depuis, de fines cloches en porcelaine blanche (celles-ci se réalisent en collaboration avec le CRAFT à Limoges). La tenue de carnets ponctue l’aventure, ceux-ci relatent : humeurs, projets, curiosités et intentions, journaux de voyages intérieur, ils constituent par le dessin, sa mémoire, celle-ci repliée page à page. « Délicat désastre » nomme une suite de dessins qui se détache en grande partie des carnets, « Diable ! » une autre, particulièrement noire, destinée à être colorié par d’autres mains que les siennes.

Source :http://www.danielnadaud.com/

Portrait vidéoLASECU pour l’exposition SERIGRAPHIES / Alain Buyse

Infos

Site web de l'artiste :
http://www.danielnadaud.com/

Contact :
lagricole-contact@yahoo.fr

Les Oeuvres