Jean Rouland

Sculpteur, plasticien

L'exposition à Lasécu

  • Exposition SERIGRAPHIES / Alain Buyse dans le cadre des Journées européennes du patrimoine - septembre 2012.

L'artiste

Né le 29 mars 1931 à Croix, c’est un sculpteur français. Il fait parti du « groupe de Roubaix » avec Arthur Van Hecke, Eugène Dodeigne et Eugène Leroy. A partir des années 1960, il se consacre à la sculpture et influencé par Brancusi il réalise des sculptures de bois. Et dès 1961, il développe un style plus expressionniste, tout en s’intéressant au bronze et il apprend la technique de la « cire perdue » seul.
Roulland cherche la beauté dans la vérité de l’homme. Son humanité de bronze se compose de ces corps arrachés à la gangue primitive, présence qui gardent sur leur peau d’airain patinée les blessures, les stigmates de l’angoisse et de l’espoir, de la douleur et de la joie, les mutilations du temps. Et ce n’est pas fortuit si Roulland fond toujours lui-même sa première pièce. La vie jaillit des pressions qu’il exerce sur la terre, magma incandescent auquel il confère la pérennité. Il quête ces formes insaisissables dont la tension figée finale sera la conséquence de la technique de la fonte qui « laisse plus de place à l’imaginaire », nous dit Roulland. (…) Avec les pastels, plus intimes, nous retrouvons ce combat entre les forces contraires. Le trait énergique, les balafres parallèles pour installer le volume et le contraste coloré d’une palette où dominent les bleus, les jaunes et les terres tentent d’exorciser le tragique de l’homme. Roulland dessille nos yeux en conjurant nos démons. D’une confrontation, d’un face à face avec l’œuvre surgit alors espoir. L’exubérance vitale qui secoue tous ces corps et ces visages est l’expression d’un classicisme supplicié. Tel Héphaïstos dans sa forge, Jean Roulland crée un monde. Le cortège de ces êtres marqués par une détresse affolée parce qu’irréversible a fait escale à la Galerie Henry Bussière comme en 1998. Gageons que ces être traqués, aux visages informes dans lesquels une bouche béante, une pupille virtuelle et des orbites géantes éclairent une face aussitôt reprise par la masse d’un corps pétri dans une ombre profonde, sauront entreprendre un dialogue avec leurs frères. Roulland, le démiurge, est en phase de racheter l’ange déchu.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Roulland, L’humanité de bronze de Jean Roulland in « La Gazette de l’Hôtel Drouot » 17 janvier 2003, N°2, p140-141, Lydia Harambourg

Portrait vidéoLASECU pour l’exposition SERIGRAPHIES / Alain Buyse

Infos

Site web de l'artiste :
http://jean.roulland.free.fr/

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Les Oeuvres